RACHIDA DATI DÉMISSION !
Alors que la mobilisation se poursuit plus que jamais cet été durant la période des festivals, nous apprenons que de nouvelles coupes budgétaires massives, vont être opérées sur le budget du ministère de la Culture. 200 millions d’euros ! Le bilan catastrophique de la ministre de la Culture, Rachida Dati, s’alourdit.
Nous dénonçons depuis des mois la politique d’austérité du gouvernement et les nombreuses coupes budgétaires dramatiques qui en résultent pour nos secteurs. Par son inaction, Rachida Dati est complice du plan de licenciement massif qui est à l’œuvre contre nos professions.
La démocratie est menacée. Les budgets sabrés ne nous permettent plus d’offrir la culture et un traitement de l’information sur tous les territoires que nous défendons. Une culture et une information indépendantes, plurielles, pour toutes et tous sont d’autant plus nécessaires que l’extrême droite déverse, dans de bien trop nombreux médias, ses mensonges et fausses informations. Elle multiplie les pseudos spectacles historiques révisionnistes et autres initiatives dans des salles de spectacle elles aussi détenues par quelques milliardaires aux idées régressistes.
À Avignon, la profession a refusé d’accueillir Rachida Dati, mise en cause par la justice pour corruption.
43 000 professionnel·les ont appelé à sa démission en signant la tribune des salarié·es du Festival in et du off. Comme à Avignon, les mobilisations se poursuivent dans d’autres festivals comme au festival des arts de la rue de Chalon-sur-Saône, samedi 19 juillet.
Après une mobilisation très suivie, à Paris et dans plusieurs sites régionaux le 30 juin 2025, pour la défense de l’audiovisuel public et contre le projet de réforme par holding, une motion de rejet préalable a été adoptée.
La proposition de loi était donc, de fait, rejetée par les député·es.
Quelques jours plus tard, le texte du projet de réforme était renvoyé au Sénat, dont il est issu à l’origine, et a été adopté en force dans une version amendée par le gouvernement lui-même, grâce à l’article 44.3 et l’utilisation du « vote bloqué », sans réel débat, ni consensus.
Le retour à l’Assemblée nationale est prévu à la rentrée et les travailleur·euses de l’audiovisuel public, avec leurs soutiens répondront une nouvelle fois présent·es pour défendre ce service public qui doit être « construit avec celles et ceux qui le font vivre chaque jour ».
Alors que l’avenir de l’audiovisuel public est incertain, à la fois car il est affaibli par les suppressions de budgets et parce que la ministre de la Culture s’acharne à faire passer cette réforme qui est devenu SON totem, Delphine Ernotte, récemment reconduite à la direction de France Télévisions, vient de franchir une ligne rouge avec la dénonciation de l’accord collectif de France Télévisions signé en 2013.
La notification a été effectuée le 11 juillet 2025 et ouvre une période de négociations de 27 mois maximum. La CGT France TV dénonce : « C’est un acte de force, pas un acte de gestion. C’est une rupture du dialogue, pas une réforme. » et promet une riposte avec « calme, méthode et détermination. »
Les annonces du premier ministre, François Bayrou, concernant le budget 2026 et l’effort de 43,8 milliards d’euros pour réduire le déficit public, ajoutent une nouvelle couche de mépris envers l’ensemble des travailleurs et travailleuses, et tou·tes les précaires. Une nouvelle fois l’effort n’est partagé que par une partie du peuple, alors que les plus riches et les entreprises sont largement épargné·es.
Le rapport de la commission sénatoriale sur les aides publiques aux sociétés, publié le 8 juillet 2025, fait état de l’ensemble des subventions, exonérations et ristournes aux entreprises, pour un total de 211 milliards en 2023.
Nous n’acceptons pas qu’une nouvelle fois la morale nous soit faite pour « travailler plus », que les prestations sociales et l’assurance-chômage soient encore visées par les mesures d’économies du gouvernement, que les budgets de la Culture, de la Santé, comme de tant d’autres services publics soient encore menacés par un gouvernement qui nous livre un peu plus chaque jour en pâture à l’extrême droite.
Nous devons nous faire entendre dans la rue et débattre ensemble de ce que nous souhaitons comme partage de richesses, comme services publics et de leur financement, et poursuivre nos réflexions concernant le projet de loi pour une continuité de revenus pour les artistes auteur·rices.
La Cgt spectacle et ses syndicats appellent l’ensemble des travailleur·euses de l’art, du spectacle, de l’audiovisuel, du cinéma, de l’enseignement artistique, de l’information et tous leurs publics et soutiens à rejoindre les mobilisations qui s’organisent cet été et à préparer celles de la rentrée pour mettre en échec le programme de régression sociale du gouvernement.
