La Confédération européenne des syndicats (CES) appelle les ambassadeurs de l’UE à prendre d’urgence la décision d’interdire le commerce de l’UE avec les colonies illégales. Les gouvernements ne doivent pas laisser la question dériver vers une nouvelle série de discussions non concluantes : l’argument juridique et politique est déjà établi, et il est temps d’agir concrètement.
Lors d’une réunion du Conseil des affaires étrangères lundi, les ministres n’ont de nouveau pas pu prendre la décision d’interdire le commerce avec les colonies illégales en Cisjordanie. Cependant, comme l’a noté Kaja Kallas, chef de la politique étrangère de l’UE, les actions contre le commerce avec les colonies « ont reçu le plus de soutien » de toutes les options discutées. Les ambassadeurs ont désormais pour mission de faire avancer cette affaire. La CES exhorte le Coreper II à prendre enfin la décision tant attendue d’arrêter le commerce avec les colonies illégales.
Esther Lynch, secrétaire générale de la CES, a déclaré :
« Les 27 États membres s’accordent déjà à dire que les colonies sont illégales. L’UE est tenue de veiller à ce que sa politique commerciale soit conforme au droit international et à son propre objectif d’une solution à deux États. Continuer à commercer avec les colonies joue contre les deux.
« L’inaction n’est pas une option. Les travailleurs en Europe et au-delà sont les premiers à souffrir chaque fois que l’UE tourne le dos à ses engagements envers le droit international.
« Les institutions de l’UE doivent cesser de céder du terrain et faire adopter cette décision rapidement. L’UE doit respecter ses propres lois et la décision de la CIJ et prendre des mesures immédiates pour stopper le commerce avec les colonies illégales. Les outils pour agir sont là. C’est le moment de les appliquer. »
Bruxelles, le 15.07.2026
